Être aidant, ce n’est pas être fort.
C’est être présent.
C’est tenir la main quand le monde devient trop lourd.
C’est remettre de la douceur là où la vie se durcit.
Oui, un jour, la personne qu’on aime s’en ira.
Cette vérité, on la porte comme une pierre dans la poche.
Mais entre aujourd’hui et ce jour là, il y a tout ce que vous donnez :
les gestes, les regards, les nuits de veille, les sourires arrachés au silence.
Rien de tout cela n’est perdu.
Être aidant, c’est aimer sans garantie,
sans filet,
sans promesse de victoire.
Mais c’est aimer vrai.
Et cet amour là, même quand il tremble,
reste une lumière.
Une lumière qui ne sauve pas de tout,
mais qui sauve quelque chose :
la dignité, la tendresse, la trace.
Aux aidants :
vous n’êtes pas seuls.
Vous n’êtes pas faibles.
Vous n’êtes pas invisibles.
Vous êtes ceux qui empêchent le monde de s’effondrer.
Et même si la fin est écrite,
le chemin, lui, reste un acte d’amour.
Aux aidants : nous avançons ensemble, pas pour vaincre la fin, mais pour tenir la lumière jusqu’au dernier pas.
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