Michel

Le Chant des Brumes et de l’Éther

Le 24/03/2026 0

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Mon unique amour,

Le Chant des Brumes et de l’Éther

Mon unique amour,

Regarde comme le monde se fait discret, comme il s’efface pour nous laisser seuls.

La maladie, cette brume épaisse et silencieuse, t’enveloppe désormais de ses draps de nacre.

Elle tisse autour de toi un cocon de coton gris, une frontière floue où le temps semble suspendre son vol.

Je te vois t’éloigner doucement dans ce paysage de songes, là où les formes se dissolvent et où les voix ne sont plus que des échos lointains.

Tu te prépares, je le sens, à rejoindre l’éther — cette substance pure des cieux où la douleur n’a plus de prise, ce royaume bleu et éternel où les âmes redeviennent poussière d’étoiles.

Mais tant que le souffle, ce fil de soie fragile, te relie encore à cette terre, je serai ton phare.

Je serai la main qui traverse le brouillard, la présence invisible mais indéfectible qui te murmure que tu n’es pas seule.

Si tes yeux ne distinguent plus le jour, laisse mon cœur te servir de boussole.

Mon amour pour toi n’est pas fait de chair : il est fait de cet éther même que tu vas embrasser.

Et quand le voile se refermera tout à fait, ne crains rien.

Je ne te perdrai pas.

Je t’aimerai dans le creux du silence, dans la fraîcheur de l’aube, et dans chaque brume matinale qui viendra caresser ma joue.

Tu ne disparais pas, mon amour ; tu te diffuses dans l’univers.

Et moi, je te porterai en moi, comme un secret sacré, jusqu’à ce que nos souffles se rejoignent enfin dans l’immensité de l’éternité.

Adieu

lewy aidant litéraire

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