Michel

Le vieil homme et la mer

9. L’Insoutenable Fardeau

"Le Vieil Homme et la Mer", vous retrouverez  des variations sur la Mer et la Lumière.


J’ai écrit ces variations en revenant toujours vers la mer et vers une lumière qui change. Je ne cherche pas à dire ce qui se passe, ni à le nommer. Je laisse les textes avancer comme des vagues qui reviennent sans raison apparente. Il y a une présence, une absence, quelque chose qui se défait et qui tient encore. La mer et la lumière suffisent pour porter ce qui ne peut pas être expliqué.

On ne sait jamais vraiment ce que la mer retient, ni ce que la lumière laisse passer.

Le vieil homme et la mer

9. L’Insoutenable Fardeau

 

18 janvier 2026 par Michel

Hetm

9. L’Insoutenable Fardeau

 

Sous un ciel lourd et menaçant, au bord de l’océan,
Un vieil homme se tient, accablé par un chagrin incessant.
Sa femme, son amour, est emportée par une maladie cruelle,
Chaque jour une épreuve, chaque instant une étincelle qui s’éteint.
Les vagues frappent le rivage avec une violence sourde,
Écho de son désespoir, reflet de son cœur lourd.
Il ne supporte plus de la voir souffrir ainsi,
Chaque regard vide, chaque mot perdu, une blessure infinie.
Le vent hurle, porteur de ses cris de détresse,
Des murmures d’amour brisés, des promesses en détresse.
Ses mains tremblent, agrippant des souvenirs évanescents,
Chaque instant une prière, chaque souffle un adieu lancinant.
Les étoiles se cachent, refusant de briller pour lui,
Sa douleur est un gouffre, un abîme où chaque espoir fuit.
Il regarde sa femme, perdue dans les brumes de la maladie,
Son cœur saigne, impuissant face à cette tragédie.
Les vagues montent, emportant ses espoirs déchus,
La mer, indifférente, continue sa danse impassible.
Ses larmes, perles amères, se mêlent à l’océan,
Symbole d’une vie marquée par le désenchantement.
Ainsi, seul au bord de l’eau, il pleure en silence,
Un vieil homme, écrasé par le poids de l’existence.
Cherchant un répit dans le fracas des vagues éternelles,
Espérant que la mer emportera enfin ses souffrances mortelles.


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Michel 

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

Date de dernière mise à jour : 18/01/2026