Michel

Le vieil homme et la mer

3. Le Poids de l’Absence

"Le Vieil Homme et la Mer", vous retrouverez  des variations sur la Mer et la Lumière.


J’ai écrit ces variations en revenant toujours vers la mer et vers une lumière qui change. Je ne cherche pas à dire ce qui se passe, ni à le nommer. Je laisse les textes avancer comme des vagues qui reviennent sans raison apparente. Il y a une présence, une absence, quelque chose qui se défait et qui tient encore. La mer et la lumière suffisent pour porter ce qui ne peut pas être expliqué.

On ne sait jamais vraiment ce que la mer retient, ni ce que la lumière laisse passer.

Le vieil homme et la mer

3. Le Poids de l’Absence

 

18 janvier 2026 par Michel

Hetm

3. Le Poids de l’Absence

 

Au crépuscule de la vie, au bord de l’océan infini,
Un vieux monsieur se tient, son regard empreint de mélancolie.
Sa femme, autrefois son roc, est désormais fragile et perdue,
La maladie à corps de Lewy a emporté ses jours lumineux et attendus.
Chaque matin est une lutte, un combat contre l’oubli,
Il la regarde, impuissant, alors qu’elle sombre dans l’ennui.
Les souvenirs qu’ils partageaient s’effacent peu à peu,
Laissant place à des moments de confusion et de craintes sans trêve.
Le vent porte ses murmures, ses cris de désespoir,
Les vagues, impassibles, battent le rivage avec froideur.
Il se souvient des jours où elle riait avec éclat,
Maintenant, ses yeux cherchent un éclat de reconnaissance, un doux regard.
La mer, éternelle, lui rappelle l’immensité de sa peine,
Il se tient là, seul, avec ses pensées amères et ses chaînes.
Les étoiles s’éteignent, laissant place à l’obscurité,
Sa douleur est un abîme, un gouffre sans fond où il est enfermé.
Chaque souffle est une épreuve, chaque instant un adieu,
Ses larmes se mêlent à l’océan, symbole de ses vœux.
Il espère, en silence, trouver un répit, un apaisement,
Mais la maladie continue, implacable, dévorant chaque moment.
Ainsi, au bord de la mer, il pleure en silence,
Un vieux monsieur, perdu dans ses souvenirs d’antan.
Cherchant un réconfort dans le bruit des vagues incessantes,
Espérant que la mer emportera enfin ses peines écrasantes.


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Michel 

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

Date de dernière mise à jour : 18/01/2026