Michel

Le vieil homme et la mer

12. Les Ombres de la Maladie

"Le Vieil Homme et la Mer", vous retrouverez  des variations sur la Mer et la Lumière.


J’ai écrit ces variations en revenant toujours vers la mer et vers une lumière qui change. Je ne cherche pas à dire ce qui se passe, ni à le nommer. Je laisse les textes avancer comme des vagues qui reviennent sans raison apparente. Il y a une présence, une absence, quelque chose qui se défait et qui tient encore. La mer et la lumière suffisent pour porter ce qui ne peut pas être expliqué.

On ne sait jamais vraiment ce que la mer retient, ni ce que la lumière laisse passer.

Le vieil homme et la mer

12. Les Ombres de la Maladie

 

18 janvier 2026 par Michel

Hetm

12. Les Ombres de la Maladie

 

Sous un ciel menaçant, au bord des flots rugissants,
Un vieil homme contemple l’horizon, le cœur lourd et tremblant.
Chaque jour est une lutte, un combat sans fin,
Sa femme, son amour, se perd dans les affres de la maladie sans lendemain.
Les vagues frappent le rivage avec une force désespérée,
Écho du tourment qui déchire son âme condamnée.
Il se souvient des jours de joie et de complicité,
Maintenant réduits à des souvenirs fragiles, souvent effacés.
Ses mains tremblantes serrent des photos jaunies par le temps,
Des fragments de bonheur, des éclats d’antan.
Les étoiles se voilent, refusant d’éclairer sa peine,
Laissant place à l’obscurité, complice de ses chaînes.
Le vent souffle fort, emportant avec lui des soupirs d’amour brisé,
Des promesses oubliées, des rêves enchaînés.
Il regarde sa femme avec une tendresse infinie,
Chaque sourire forcé, chaque regard perdu, une blessure à vie.
Les vagues montent, emportant ses espoirs étouffés,
La mer, indifférente, continue sa danse, insensible et déchaînée.
Ses larmes, perles amères, se fondent dans l’océan,
Témoignant d’une vie marquée par le désenchantement.
Ainsi, seul au bord de l’eau, il pleure en silence,
Un vieil homme, écrasé par le poids de l’absence.
Cherchant un réconfort dans le fracas des vagues éternelles,
Espérant que la mer apaisera enfin ses peines immortelles.


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Michel 

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

Date de dernière mise à jour :