Michel

Le vieil homme et la mer

6. Sérénade du Cœur Brisé

"Le Vieil Homme et la Mer", vous retrouverez  des variations sur la Mer et la Lumière.


J’ai écrit ces variations en revenant toujours vers la mer et vers une lumière qui change. Je ne cherche pas à dire ce qui se passe, ni à le nommer. Je laisse les textes avancer comme des vagues qui reviennent sans raison apparente. Il y a une présence, une absence, quelque chose qui se défait et qui tient encore. La mer et la lumière suffisent pour porter ce qui ne peut pas être expliqué.

On ne sait jamais vraiment ce que la mer retient, ni ce que la lumière laisse passer.

Le vieil homme et la mer

6. Sérénade du Cœur Brisé

 

18 janvier 2026 par Michel

Hetm

6. Sérénade du Cœur Brisé

 

Sous un ciel gris et tourmenté, près de la mer éternelle,
Un vieil homme se tient, sa douleur aussi vaste que le ciel.
Sa femme, sa bien-aimée, lutte contre une implacable maladie,
Chaque jour une épreuve, chaque instant un cri d’agonie.
Les vagues murmurent des secrets tristes, échos de son chagrin,
Le vent porte des soupirs, reflet de son destin incertain.
Il se souvient des jours heureux, où elle souriait avec éclat,
Maintenant, seuls restent les souvenirs d’un bonheur qui s’en va.
Ses mains tremblantes caressent des photos jaunies par le temps,
Des moments capturés, des souvenirs d’antan.
Les étoiles semblent éteintes, refusant de briller pour lui,
Sa douleur est un abîme, un gouffre où chaque espoir fuit.
Il regarde sa femme, perdue dans les brumes de la maladie,
Son cœur saigne, impuissant face à cette tragédie.
Chaque sourire forcé, chaque geste de tendresse,
Sont des adieux silencieux, des promesses en détresse.
Les vagues continuent leur danse, indifférentes à sa peine,
La mer, impassible, porte ses larmes vers des mondes lointains.
Sa douleur est une chanson sans fin, une mélodie mélancolique,
Où chaque note est un souvenir, une prière nostalgique.
Ainsi, seul au bord de l’eau, il contemple son amour qui se meurt,
Un vieil homme, dévasté, prisonnier de ses peurs.
Cherchant un réconfort dans le fracas des vagues éternelles,
Espérant que la mer emportera enfin ses souffrances cruelles.


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Michel 

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

Date de dernière mise à jour : 18/01/2026