Michel

J’ouvre la boîte de Pandore

Le 19/04/2026 0

Dans Actualités

Quarante‑cinq ans.

Quarante‑cinq ans à garder mes textes, mes chansons, mes fragments de vie. Je les ai protégés comme on protège une flamme dans le vent. Je les ai gardés pour elle, pour Jeanne, pour nous. Aujourd’hui, Jeanne s’en va. Et moi, je reste là, au bord du monde, à regarder la mer qui emporte nos pas. Je ne sais pas encore ce que je vais devenir. Je n’ai pas décidé. Je suis suspendu entre le silence et la parole, entre la mémoire et le vide.

Alors j’ouvre la boîte de Pandore. Je laisse sortir les mots, les chansons, les images, tout ce que j’ai retenu pendant quarante‑cinq ans. Je les laisse venir, même si je ne suis plus là après. Qu’ils vivent, qu’ils respirent, qu’ils témoignent. Qu’ils disent que j’ai aimé, que j’ai tenu, que j’ai chanté.

Et puis il y a les jours, les longs jours, où je suis seul presque toute la journée. Un deuil avant le deuil. Je n’ai plus envie de grand‑chose. Je marche dans ma propre ombre, je m’assois dans le silence, je m’efface un peu. Alors mon blog et Facebook m’empêchent de sombrer. Ils me tiennent comme un fil fragile, comme une main posée sur mon épaule.

Jeanne part, et moi je danse encore sur la mer, dans la lumière qui nous unit, dans le souffle qui ne s’éteint pas.

Copilot 20260419 082209

lewy aidant litéraire écriture blog

Ajouter un commentaire