Michel

Quand on souffre

Le 12/06/2026 0

il ne reste que deux choix  et aucun n’est propre

Quand on souffre, il ne reste que deux choix  et aucun n’est propre ?

Quand on souffre vraiment, pas la petite douleur de confort, non, la vraie, celle qui vous arrache la colonne et vous vide le regard, il ne reste que deux choix.
Deux chemins.
Deux façons de ne pas crever sur place.

Le premier, c’est l’effondrement.
On tombe, on glisse, on s’écrase.
On se gave de médicaments qui promettent la paix, mais vous transforment en figurant de Resident Evil : regard vide, gestes lents, cerveau en mode veille prolongée.
On flotte dans sa propre vie comme un ballon crevé.
On devient un zombie poli, qui dit « merci » parce qu’il n’a plus la force de dire « merde ».
Ce n’est pas de la lâcheté.
C’est juste la douleur qui gagne par KO technique.

Le deuxième, c’est la guerre.
Pas la guerre héroïque des films, non.
La guerre sale, quotidienne, celle où tu te lèves avec trois neurones en grève et un corps qui hurle, mais tu te lèves quand même.
Tu te bats avec ce qui reste : ton humour noir, ton ironie, ton refus de te laisser écraser par ceux qui te regardent de haut sans jamais avoir porté ton poids.
Tu deviens ton propre bouclier, ton propre moteur, ton propre dernier rempart.

Et autour, il y a le monde.
Ce monde qui t’écrase sans même s’en rendre compte.
Ce monde qui te dit comment vivre alors qu’il ne survivrait pas une heure dans ta peau.
Ce monde qui te juge parce qu’il ne comprend rien, mais qui parle quand même, parce que parler est plus facile que penser.

Alors oui, on se fout d’eux.
On rit d’eux.
On les renvoie à leur confort fragile.
Humour noir, jaune, blanc, gris anthracite, tout ce qu’il faut pour ne pas devenir ce qu’ils veulent : silencieux, plié, rangé dans une case.

Parce que le but, ce n’est pas d’être fort.
Le but, c’est de ne pas être écrasé.
De rester debout, même de travers.
De garder un coin de soi que personne n’aura.
De dire : « Vous ne m’aurez pas. Pas aujourd’hui. Pas comme ça. »

Et au fond, on découvre un truc :
il n’y a pas deux chemins.
Il n’y en a qu’un.
Celui où tu continues d’avancer, même quand tout te dit d’arrêter.
Celui où tu refuses de devenir un fantôme.
Celui où tu te bats, pas pour gagner, mais pour rester vivant.

Et ça, c’est déjà une victoire.

Copilot 20260612 103331

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