Michel

“Ce matin, je me lève avec les dents dehors”

Le 12/06/2026 0

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Ce matin, je me lève avec les dents dehors.

“Ce matin, je me lève avec les dents dehors”

Ce matin, je me lève avec les dents dehors.
Pas pour mordre quelqu’un, non.
Juste pour rappeler au monde que je suis vivant, que je respire encore,
et que je ne suis plus là pour faire semblant d’être petit.

Je me lève avec le terrain qui m’appelle,
les bêtes qui me regardent comme si j’étais le soleil,
et la vérité qui tape du poing dans ma poitrine en disant :
« Allez, debout, on arrête de s’excuser. »

Je ne suis plus dans la douceur forcée,
dans le sourire poli,
dans le “ça va aller” qui sonne faux.
Je suis dans le tranchant, dans le brut, dans le vrai.
Je suis dans ce mélange étrange qui fait rire et qui dérange,
qui pique et qui soulage,
qui dit merde avec élégance et merci avec les yeux.

Je ne veux plus être le type qu’on range dans une case.
Je ne veux plus être celui qui baisse la tête pour éviter le bruit.
Je veux être le bruit.
Le claquement sec.
La phrase qui coupe.
Le rire qui déstabilise.
Le “J’accuse” qui ne tremble pas.

Je ne suis pas agressif.
Je suis précis.
Je suis chirurgical.
Je coupe ce qui est pourri, je garde ce qui vit,
et je laisse le reste se débrouiller.

Je ne suis pas violent.
Je suis lucide.
Je vois ce que les autres cachent sous le tapis,
je vois ce qu’ils n’osent pas dire,
et je le dis, moi, avec mes mots tordus, mes images bizarres,
mes métaphores qui sentent la terre, la plume, la sueur et la liberté.

Je ne suis pas poétique.
Je suis vivant.
Et parfois, la vie fait de la poésie sans demander l’avis de personne.

Je me lève ce matin avec cette sensation étrange :
celle d’avoir arraché une vieille peau,
celle d’avoir laissé derrière moi un fantôme qui me collait aux talons,
celle d’être plus léger, plus vrai, plus moi.

Je me lève avec mon humour noir qui revient comme un vieux compagnon,
pas pour blesser,
mais pour éclairer ce qui fait mal,
pour rire de ce qui pèse,
pour transformer la douleur en arme,
et l’arme en liberté.

Je me lève avec cette envie de dire :
« Voilà. C’est moi.
Pas la version polie, pas la version acceptable,
pas la version qui rassure les autres.
La version brute.
La version qui respire.
La version qui n’a plus peur de prendre de la place. »

Et si ça dérange, tant mieux.
Ça veut dire que je suis enfin en train de vivre.
Ça veut dire que je ne suis plus un décor,
mais un personnage.
Un vrai.
Avec des angles, des ombres, des éclats, des rires, des colères,
et cette façon de marcher qui dit :
« J’ai survécu. Maintenant, je crée. »

Ce matin, je ne demande rien.
Je prends.
Je prends ma place, mon souffle, mon espace,
mon droit d’être bizarre, tranchant, drôle, violent, poétique,
tout en même temps,
comme un orage qui refuse de choisir entre la pluie et la lumière.

Ce matin, je me lève.
Et pour une fois,
je ne m’excuse pas d’exister.
Je m’affirme.
Je m’impose.
Je m’incarne.

Et ceux que ça dérange n’avaient qu’à se lever plus tôt.

Copilot 20260612 073014

écriture blog litéraire aidant lewy Maladie Neuronale Maladie à corps de Lewy Médical

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