Réveil rude
Il n’a pas vraiment ouvert les yeux.
C’est le monde qui l’a tiré par le col.
Un pas dans le couloir, une voix familière,
et déjà la journée lui tombe dessus comme une pierre froide.
Pas de café, pas de lenteur, pas de “je me pose”.
Juste ce réflexe ancré :
se lever, aller, faire, tenir.
Les soins avant tout, même quand le corps proteste,
même quand la tête flotte encore dans la nuit.
Anne est là, douce mais directe,
et lui, encore à moitié dans le rêve,
doit redevenir l’homme debout,
celui qui gère, qui veille, qui assure.
Un réveil rude, oui.
Un réveil de ceux qui n’ont pas le luxe de choisir leur matin.
Mais il avance quand même,
parce que c’est ce qu’il fait,
parce que c’est ce qu’il est
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