Michel

Le réveil en mode zombie

Le 19/05/2026 0

Ce matin, Alexa me réveille à 6 heures. Moi qui, d’habitude, suis toujours levé avant l’aube, je dormais encore profondément, perdu dans la brume du sommeil. En mode « zombie », je me lève avec l’impression étrange de me tenir sur le pont de mon bateau un jour de tempête. Je fais taire Alexa, dont la sonnerie me vrille les oreilles, et, rassemblant tout mon courage, je chausse mes lunettes pour m’asseoir dans mon fauteuil.

Zombie

Le réveil en mode zombie

Ce matin, Alexa me réveille à 6 heures. Moi qui, d’habitude, suis toujours levé avant l’aube, je dormais encore profondément, perdu dans la brume du sommeil. En mode « zombie », je me lève avec l’impression étrange de me tenir sur le pont de mon bateau un jour de tempête. Je fais taire Alexa, dont la sonnerie me vrille les oreilles, et, rassemblant tout mon courage, je chausse mes lunettes pour m’asseoir dans mon fauteuil.

Mais pourquoi ai-je mis une alarme ? Ah, oui… c’est aujourd’hui mon hospitalisation de jour.

Je prends mes médicaments « au radar » avant de prendre la direction de la douche. Je suis scrupuleusement le protocole défini par l’hôpital : un document remis en main propre, doublé d’un SMS, puis d’un e mail… comme si j’avais un pois chiche à la place du cerveau ! On me répondra sans doute que « c’est la procédure ».

Je m’habille ; heureusement que tout était préparé la veille, car j’ai un mal fou à trouver le bon sens des vêtements. Qu’est ce qu’il m’arrive ce matin ? Je suis dans le cirage, dans le coltar complet. Une fois (presque) prêt, je me sers un bon thé, mais j’en renverse sur moi en buvant. Il ne manquait plus que cela.

L’ambulancier sonne déjà. Pas le temps de me changer, on part direction l’hôpital. La circulation est dense, digne d’un défilé du 14 juillet. Une fois sur place, nous traversons les couloirs mortuaires et délabrés du bâtiment pour arriver au service des hospitalisations de jour.

Là, personne. On attend… on attend encore. Une infirmière passe enfin : « J’arrive ! ». On attend toujours. Une autre me demande qui je suis, avant de me lancer : « C’est ma collègue qui va vous prendre en charge. » On attend encore et encore, jusqu’à ce qu’elle arrive enfin pour m’installer dans ma chambre.

Le ballet des courants d’air

« Voici votre chambre, tout est prêt sur la table mobile. » Puis elle disparaît, me laissant au milieu de la pièce. Je suis censé faire quoi ? Je n’en sais rien. J’installe mes affaires pour la journée et je me mets à lire le journal.

Je vois un courant d’air passer en me disant : « J’arrive, j’arrive ! ». Cela dure des minutes, quand apparaît enfin une silhouette connue : mon docteur. Il m’explique comment la journée va se passer et me dit qu’il a briefé l’infirmière, puis il part, me laissant dans la solitude de la chambre.

Voilà le « coup de vent » qui revient. Elle me dit : « Vous avez vu le docteur ? ». Oui. « Quelqu’un va venir prendre vos constantes, puis je reviendrai aussitôt. » Aussitôt arrivée, aussitôt partie. Puis on me prend mes constantes, avec un questionnaire long de 400 pages alors que tout est déjà marqué sur l’ordinateur dans mon dossier. Bon, c’est la procédure, toujours la procédure.

J’attends. Le courant d’air arrive et commence les soins. Voici le roman feuilleton de ma matinée ; après, c’est du médical, sans aucun intérêt.

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