Sous la toile tendue, le vieux sage du hameau a trouvé son royaume :
un fauteuil, un verre de citronnade, un ventilateur fatigué, et toute une cour d’animaux venus chercher refuge.
La chèvre porte un chapeau, la poule trône sur son dos comme une reine,
les canards barbotent dans la bassine baptisée « Canicule Refuge »,
et le paon, majestueux, déploie ses plumes comme un éventail d’été.
Autour, la terre craque, le thermomètre grimpe à 41 °C,
mais ici, on rit, on s’adapte, on invente.
Le vieil homme lève son chapeau, saluant la chaleur comme on salue un vieil adversaire :
« Tu ne m’auras pas, mon vieux soleil. »
Et dans ce coin de campagne, entre les pierres et les cris d’oiseaux,
la canicule devient presque belle —
parce qu’elle révèle la tendresse simple entre l’homme et ses bêtes,
et cette philosophie tranquille :
vivre ensemble, même quand le monde fond
Ajouter un commentaire