Poème — Pourquoi vivre dans la souffrance
Pourquoi la douleur trace‑t‑elle nos jours,
Nous plonge dans des nuits sans secours ?
Chaque pas devient un lourd fardeau,
Chaque souffle, une prière murmurée dans l’ombre.
La douleur morale ronge notre cœur,
Elle éclaire nos peurs, attise nos douleurs.
On cherche une lumière, un signe dans l’obscurité,
Une raison de tenir, de ne pas succomber.
La souffrance physique hurle son sort,
Elle mord notre chair, elle réclame la mort.
Les médecins peinent à apaiser son cri,
Chaque minute qui passe est une épreuve infinie.
La douleur morale est un poison insidieux,
Elle s’infiltre dans l’esprit, fait vaciller les lieux.
Elle chuchote des mensonges, nous plonge dans le doute,
Nous isole, nous enferme sur une insoutenable route.
Les souvenirs heureux semblent si lointains,
Comme des mirages dans un désert sans fin.
On se demande pourquoi continuer à lutter
Quand chaque instant devient une bataille à mener.
Les larmes coulent, silencieuses et amères,
Témoins de nos douleurs, de nos prières.
On espère un jour trouver la paix,
Un répit dans cette vie tourmentée.
Pourtant, au milieu de ce sombre voyage,
Parfois un éclat d’espoir, une lumière au bord de la cage.
Un sourire, un geste, une brève accalmie
Rappelle que la vie vaut d’être vécue, malgré tout, ici.
Alors peut‑être que vivre, c’est résister à cette guerre,
Trouver des moments de paix dans cet enfer,
Et croire, même faiblement, que demain
L’aube portera la délivrance et la fin de nos chagrins.
Mais la souffrance interroge, elle force à réfléchir :
Pourquoi sommes‑nous faits pour tomber, pour guérir ?
Pourquoi le monde nous façonne‑t‑il dans la douleur,
Comme si chaque épreuve sculptait notre valeur ?
Peut‑être que la souffrance n’est pas seulement un mal,
Mais une énigme, un miroir brutal.
Elle révèle ce que la joie ne montre pas :
La fragilité humaine, la vérité de nos pas.
Elle nous apprend que rien n’est acquis,
Que chaque instant de paix est un fruit.
Elle nous rappelle que vivre, c’est sentir,
Même lorsque sentir fait souffrir.
La souffrance est une compagne cruelle,
Mais elle nous prouve que nous sommes réels.
Et dans ce chaos, nous cherchons un sens,
Une raison de vivre, une ultime défense.
Peut‑être que l’existence n’est pas faite pour être douce,
Mais pour être traversée, comprise, assumée, coûte que coûte.
Et que dans ce passage, fragile et imparfait,
Nous découvrons, parfois, ce que signifie être humain.