Michel

Poème

Regrets éternels

Ce poème reflète la dualité de la vie, entre rêves brisés et espoirs ténus

Poème — Regrets éternels

 

30 janvier 2026 par Michel

Chainesc

Poème — Regrets éternels

Je suis prisonnier dans ce corps qui me trahit,
Chaque jour, il s’effrite, il me lâche, il me fuit.
La douleur s’installe, implacable et sournoise,
Elle murmure à mon âme des mots d’effroi.

Et toi, ma douce, ma lumière éteinte,
Ton fauteuil roulant est devenu ton étreinte.
La maladie de corps Levy cruel,
T’a volé tes pas, ton rire, ton ciel.

Parfois, un sourire, fragile, perdu,
Éclaire ton visage, comme un rêve suspendu.
Mais ce monde où tu erres, je n’y ai pas accès,
Je reste à la porte, impuissant, délaissé.

Je suis prisonnier de cette maison sans vie,
Où le temps s’étire, où l’espoir s’enfuit.
24 heures sur 24, je veille sur toi,
Mais à quel prix ? Celui de l’oubli de moi.

Je ne sors plus, je ne vois plus personne,
Seule l’infirmière, matin midi et soir, résonne.
Coupe du monde, de sa chaleur humaine,
Je suis un spectre, un homme en peine.

Et toi, ma douce, dans ton silence figé,
Je cherche ton regard, un éclat partagé.
Mais la maladie t’enferme, te dérobe,
Et moi, je m’efface, dans cette vie qui se dérobe.

On attend quoi ? Une fin, une délivrance,
La moins douloureuse, une ultime chance.
Mais en attendant, je suis là, prisonnier,
De l’amour, de la douleur, de ce corps brisé.

La vie n’a de sens que dans l’éclat d’un sourire,
Dans la chaleur d’un regard, dans un instant à saisir.
Elle trouve sa lumière dans les promesses tenues,
Dans les rêves accomplis, dans les âmes émues.

Mais la réalité, cruelle et implacable,
Nous rappelle que le bonheur est souvent instable.
Les jours s’effacent sous le poids des douleurs,
Et les rêves s’éteignent, étouffés par la peur.

La vie n’est que souffrance, murmure le vent,
Elle s’habille de privations, de moments déchirants.
Les maladies s’invitent, sournoises et glacées,
Elles paralysent les corps, les âmes brisées.

Les promesses d’hier, ces étoiles lointaines,
S’effacent dans l’ombre des chaînes humaines.
L’épanouissement, ce doux mirage,
S’effondre sous le poids des âges.

Et pourtant, dans ce chaos, une lueur persiste,
Un éclat fragile, une flamme qui résiste.
C’est l’amour, ce fil ténu mais puissant,
Qui traverse les tempêtes, qui défie le temps.

Même si la vie semble un chemin de croix,
Elle garde en son sein des trésors parfois.
Un sourire volé, un instant partagé,
Un souvenir gravé, un espoir insensé.

Alors, malgré tout, dans ce monde imparfait,
Cherchons ces éclats, ces instants de paix.
Car si la vie est douleur, elle est aussi combat,
Et dans chaque bataille, un sens se dévoile, là.

J’ai marché sur un chemin d’ombres,
Pensant qu’au bout, il y aurait la lumière,
Mais il n’y avait que le vide, l’attente,
Un silence lourd, pesant, insoutenable.

Ma vie, je l’ai donnée aux jours sans couleur,
Aux labeurs qui m’ont usé jusqu’à l’os,
À l’argent compté, empilé comme un rempart,
Pensant qu’il protégerait mes lendemains.

Mais demain n’est jamais venu,
Le futur s’est refermé sur moi,
Et les promesses que je m’étais faites,
Sont devenues des fantômes qui me hantent.

J’avais rêvé de voyages,
De routes infinies sous des ciels éclatants,
J’avais rêvé d’évasions, de plaisirs volés,
Mais la vie, sournoise, m’a pris au piège.
                                                                                                                                                               

 Je suis enfermé ici, dans cette maison froide,
Prisonnier de mes choix, prisonnier de mon passé.

Ma douce, toi aussi, tu es enfermée,
Non pas par les murs, mais par son propre corps,
Ton regard s’éteint, ton sourire se perd,
Et moi, je suis là, spectateur impuissant.

Si j’avais su, j’aurais brisé mes chaînes,
J’aurais crié, j’aurais couru, j’aurais osé,
J’aurais vécu avant que la vie ne me trahisse,
Avant qu’elle ne me condamne à cette cage.

Mais il est trop tard.
Les regrets sont tout ce qu’il me reste,
Les rêves sont des cendres dans mes mains,
Et l’horizon, je ne le verrai plus jamais.

Aujourd’hui, je ne marche plus, je ne vis plus,
Je compte les heures comme on compte les ruines,

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Michel Autef

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

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