Michel

Poème

L'abîme

 

Quand la douleur devient trop forte ...

L'abîme

 

14 janvier 2026 par Michel

Abimec

L’Abîme

 

Sous un ciel tempétueux et de désespoir,
Un vieux homme, las de la vie, éreinté,
S'avance péniblement sur le sable doré de son amour,
Face à une mer en furie, déchaînée.

 

Son corps se courbe, brisé par la douleur,
Chaque pas lui arrache un cri silencieux.
L'âme en lambeaux, ravagée par la peur,
Il contemple l'océan, cet abîme ténébreux.

 

Les vagues, telles des spectres, se ruent,
Hurlant des promesses de fin, de néant.
Le vent glacial, messager de la rue,
Étreint ses os fragiles en soufflant.

 

Chaque éclat de tonnerre, un écho de sa misère,
Révèle les sombres recoins de son passé.
Le cœur alourdi par une tristesse amère,
Il se laisse engloutir par l'obscurité.

 

Il ferme les yeux, attend le dernier souffle.
Dans le chaos de la tempête, il se perd,
Trouvant une morne sérénité dans l'écume,
Emporté par la mer, son ultime tombeau.

La pluie mêle ses larmes aux eaux furieuses,
Comme pour adoucir la souffrance qu'il porte.
Mais chaque goutte qui tombe, douloureusement précieuse,
Lui rappelle la fin de son âpre cohorte.

 

Son souffle s'affaiblit, sa force décline.
Le temps semble s'arrêter, suspendu dans la brume.
Au bord de l'abîme, il se sent enfin divin,
Parmi les vagues sombres qui le consument.

 

Les souvenirs de sa vie s'effacent lentement,
Emportés par la mer, engloutis dans le néant.
Il devient une ombre parmi les éléments,
Son corps et son esprit à jamais inconscients.

 

Dans ce chaos marin, il trouve sa dernière paix,
Ses souffrances morales et physiques dissoutes.
Il laisse son âme errer vers l'inconnu fait,
Et s'endort dans l'étreinte de cette mer,
Absolue et absoute.

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Michel Autef

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

Date de dernière mise à jour : 16/01/2026