Déclaration solennelle et mordante de Mini‑Souris, Défenseuse de la Langue des Aidants
« Je demande humblement à rejoindre l’Académie française,
non pour redresser la langue,
mais pour rappeler qu’elle respire aussi
dans les mains épuisées,
dans les gestes répétés mille fois,
dans les mots simples que les aidants murmurent
pour tenir debout ceux qui vacillent.
Je viendrai avec mon tricorne minuscule,
mon épée qui ne tranche que les injustices,
et mes moustaches frémissantes de vérité.
Je ne promets pas d’être docile,
mais d’être droite.
Je ne promets pas d’être grande,
mais d’être inébranlable.
Je ne promets pas de parler fort,
mais de parler juste,
au nom de celles et ceux
que l’on remercie trop vite
et que l’on écoute trop peu.
Car la langue des aidants n’est pas faite de discours,
mais de soupirs,
de nuits blanches,
de silences qui valent des serments,
et de courage qui ne demande jamais de médaille.
Elle mérite un siège,
un vrai,
pas un strapontin dans l’ombre des institutions.
Et si l’Académie hésite,
qu’elle sache ceci :
je suis petite, oui,
mais je mords quand il le faut.
Et je défendrai chaque mot,
chaque souffle,
chaque vérité
que les aidants n’ont plu