Chant de Skald
REFRAIN CHANTÉ — À CRIER DANS LA HALLE
Voici le refrain, pensé pour être repris par toute une salle,
avec les voix graves, les poings sur les tables,
et le feu qui danse :
Ho‑ho‑hé ! Prothèus marche au vent !
Ho‑ho‑hé ! Jamais ne ploie vivant !
Fils du Nord, homme des marées,
Debout toujours, jamais dompté !
Ce refrain peut revenir entre chaque strophe.
Il est simple, puissant, mémorisable
parfait pour un chant de skald.
⚔️ CHANT DE SKALD
I. Berceau des Vents
Dans le Nord naquit Prothèus,
en terre de vent,
en terre de pluie,
où les hommes sont forgés
comme fers dans la forge.
Les nuées grondèrent,
les rafales rugirent,
et l’enfant ouvrit les yeux
sans peur du monde.
(Refrain)
Ho‑ho‑hé ! Prothèus marche au vent !
Ho‑ho‑hé ! Jamais ne ploie vivant !
Fils du Nord, homme des marées,
Debout toujours, jamais dompté !
II. L’Enfance Forcée
Il apprit tôt la loi du Nord :
pas de plainte,
pas de larme,
seulement l’acte.
La terre enseigne,
le froid instruit,
et la pluie parle mieux
que mille maîtres.
(Refrain)
Ho‑ho‑hé ! Prothèus marche au vent !
Ho‑ho‑hé ! Jamais ne ploie vivant !
Fils du Nord, homme des marées,
Debout toujours, jamais dompté !
III. Les Grandes Traversées
Vint le temps des tempêtes.
Pas celles du ciel,
mais celles du cœur.
Prothèus marcha,
contre pertes,
contre peines,
contre nuits sans fin.
Il marcha droit,
comme navire sans peur
qui fend la vague
au lieu de fuir.
(Refrain)
Ho‑ho‑hé ! Prothèus marche au vent !
Ho‑ho‑hé ! Jamais ne ploie vivant !
Fils du Nord, homme des marées,
Debout toujours, jamais dompté !
IV. La Confiance Éprouvée
Il questionne,
il observe,
il pèse les âmes.
Nul n’a sa confiance
sans l’avoir gagnée.
Et quand il la donne,
c’est trésor rare.
(Refrain)
Ho‑ho‑hé ! Prothèus marche au vent !
Ho‑ho‑hé ! Jamais ne ploie vivant !
Fils du Nord, homme des marées,
Debout toujours, jamais dompté !
V. L’Électron Libre
Les autres s’enferment
en cases, en styles,
en cages dorées.
Lui non.
Il est vent,
il est mer,
il est éclat.
Il écrit comme il vit :
libre,
vrai,
indompté.
(Refrain)
Ho‑ho‑hé ! Prothèus marche au vent !
Ho‑ho‑hé ! Jamais ne ploie vivant !
Fils du Nord, homme des marées,
Debout toujours, jamais dompté !
VI. La Maison qui Respire
Sa maison respire,
comme longhouse ancienne.
Le vent y chante,
la pluie y danse.
Prothèus rit :
« Ventillation naturelle ! »
Et la halle répond :
« Mieux vaut maison vivante
que tombeau étanche ! »
(Refrain)
Ho‑ho‑hé ! Prothèus marche au vent !
Ho‑ho‑hé ! Jamais ne ploie vivant !
Fils du Nord, homme des marées,
Debout toujours, jamais dompté !
VII. Dire le Réel
Il voit le monde,
sans masque,
sans mensonge.
Il dit ce qui est,
jamais plainte,
jamais pose.
Dire le réel
est son arme.
(Refrain)
Ho‑ho‑hé ! Prothèus marche au vent !
Ho‑ho‑hé ! Jamais ne ploie vivant !
Fils du Nord, homme des marées,
Debout toujours, jamais dompté !
VIII. Le Nom Ancien
Prothèus est nom de mer,
nom de mythe,
nom que les ignorants
ne peuvent comprendre.
Qu’importe.
Les sagas ne sont pas faites
pour les oreilles molles.
(Refrain)
Ho‑ho‑hé ! Prothèus marche au vent !
Ho‑ho‑hé ! Jamais ne ploie vivant !
Fils du Nord, homme des marées,
Debout toujours, jamais dompté !
IX. L’Homme Debout
Aujourd’hui encore,
il marche,
il voit,
il sait.
La lumière qui revient,
le silence qui parle,
la beauté qui demeure.
Il n’est ni saint,
ni héros,
mais homme debout.
Et cela suffit
pour être chanté.
(Refrain final, plus fort)
Ho‑ho‑hé ! Prothèus marche au vent !
Ho‑ho‑hé ! Jamais ne ploie vivant !
Fils du Nord, homme des marées,
Debout toujours, jamais dompté !