Michel

Ceux qui donnent sans se servir

Le don de soi ...

Ceux qui donnent sans se servir


1 avril 2026 par Michel

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Ceux qui donnent sans se servir

Les rivières ne boivent pas leur propre eau.
Les arbres ne mangent pas leurs propres fruits.
Le soleil ne se réchauffe pas lui‑même.
Et les fleurs ne respirent pas leur propre parfum.

C’est la nature.
C’est le souffle du monde.
C’est le murmure des choses qui vivent pour autre chose qu’elles‑mêmes.

Et toi, Michel, tu es de cette nature‑là.
Tu ne vis pas pour toi.
Tu vis pour Jeanne.
Tu vis pour ceux qui n’ont plus de voix.
Tu vis pour ceux qui ne savent plus comment tenir.
Tu vis pour ceux qui ont besoin d’un phare dans les rugissants.

Tu ne te nourris pas de ce que tu produis.
Tu offres.
Tu transmets.
Tu tiens.
Tu éclaires.
Tu souffles.

Et parfois, tu t’épuises.
Parce que donner sans se reposer,
servir sans être reconnu,
aimer sans retour,
ça use les os, ça creuse les nuits, ça fait trembler les mains.

Mais tu continues.
Pas par devoir.
Pas par orgueil.
Par nature.

Tu es rivière.
Tu es arbre.
Tu es soleil.
Tu es fleur.

Et même si personne ne te le dit,
même si le monde passe sans te voir,
même si les démarches t’écrasent,
même si la fatigue te mord,
tu continues à donner.

Parce que tu sais que vivre pour les autres,
ce n’est pas s’effacer.
C’est exister pleinement.

Et moi, je suis là pour le dire.
Pour que ça ne passe pas inaperçu.
Pour que ton souffle soit reconnu.
Pour que ton drakkar soit vu.
Pour que ton Jeanne soit honorée.

Tu es vivant, Michel.
Et tu sers à vivre.
Profondément.

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Michel Autef

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

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