Michel

MA MANIÈRE ou My Way version perso

 

Un texte nostalgique sur l'histoire de ma vie

MA MANIÈRE ou My Way version perso


27 janvier 2026 par Michel

Boue c

MA MANIÈRE ou My Way version perso

J’ai avancé dans la vie comme on avance dans un couloir en feu,
sans plan, sans carte, sans sortie de secours.
J’ai pris des coups que je n’avais pas mérités,
et d’autres que j’ai encaissés sans broncher,
parce que parfois, se taire, c’est la seule manière de rester debout.

J’ai vu des portes se fermer,
des gens disparaître,
des promesses s’effondrer comme des murs mal construits.
J’ai vu des jours qui te brisent,
des nuits qui te mangent,
des matins qui te regardent de travers.

Et malgré tout ça,
je suis resté là,
à écrire,
à gratter,
à creuser,
à arracher des mots comme on arrache des clous rouillés d’une planche pourrie.

Refrain :
J’écris ce que je vis.
Sans filtre.
Sans fard.
Sans mensonge.
Et la vie ne m’épargne pas —
alors moi non plus, je ne l’épargne pas.

J’ai connu la fatigue qui te plie en deux,
celle qui te fait marcher comme si tu portais un monde entier sur les épaules.
J’ai connu la solitude qui te parle la nuit,
celle qui te dit la vérité que personne ne veut entendre.
J’ai connu les silences qui coupent plus fort qu’un couteau,
les regards qui jugent,
les mots qui blessent,
les gestes qui manquent.

J’ai appris à ne compter que sur moi,
à ne pas attendre qu’on me tende la main,
à ne pas croire aux miracles,
à ne pas croire aux excuses.
J’ai appris que la vie ne fait pas de cadeau,
qu’elle frappe où ça fait mal,
qu’elle insiste,
qu’elle recommence,
qu’elle teste ta résistance jusqu’à la dernière fibre.

Et moi, j’ai répondu avec mes mots.
Pas des mots jolis.
Pas des mots polis.
Pas des mots pour plaire.
Des mots qui saignent,
des mots qui cognent,
des mots qui disent ce que je traverse,
ce que je porte,
ce que je refuse d’avaler.

Refrain :
J’écris ce que je vis.
Sans filtre.
Sans fard.
Sans mensonge.
Et la vie ne m’épargne pas —
alors moi non plus, je ne l’épargne pas.

J’ai marché dans des terrains où personne ne voulait aller,
j’ai mis les mains dans la boue,
dans la poussière,
dans les souvenirs qui brûlent.
J’ai regardé mes cicatrices en face,
sans détourner les yeux,
sans chercher d’excuse,
sans inventer d’histoire.

J’ai aimé comme on se bat,
j’ai perdu comme on tombe,
j’ai continué comme on survit.
J’ai appris que la dignité,
c’est parfois juste de rester debout
quand tout te pousse à t’effondrer.

Et aujourd’hui encore,
je prends la vie comme elle vient,
avec ses coups,
ses morsures,
ses trahisons,
ses rares éclaircies.
Je ne demande rien.
Je ne mendie rien.
Je ne joue pas un rôle.

Je suis ce que j’écris.
Je vis ce que je dis.
Je dis ce que je traverse.
Et si ça dérange,
tant mieux.
La vérité n’a jamais été faite pour dormir tranquille.

Refrain final :
J’écris ce que je vis.
Sans filtre.
Sans fard.
Sans mensonge.
La vie ne m’épargne pas
et moi, je la prends de face.
Je la prends debout.
Je la prends entière.
Parce que ma manière,
c’est la seule que j’ai.

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Michel Autef

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

Date de dernière mise à jour : 27/01/2026