Michel

Quand la douleur cloue, la main parle.

La douleur ...

Quand la douleur cloue, la main parle. 


25 mars 2026 par Michel

Main tendue 1

Quand la douleur cloue, la main parle.

Il y a des jours où le corps dit stop.

Des jours où la douleur s’installe comme un poids sur la poitrine,

où le souffle devient court,

où chaque mouvement coûte,

où même le fauteuil devient une île où l’on échoue.

Dans ces moments-là, il n’y a plus de performance,

plus de productivité,

plus de façade.

Il reste juste un être humain qui tente de tenir debout à l’intérieur

alors que tout l’invite à s’allonger.

Et pourtant…

même cloué, même épuisé,

quelque chose continue à se tendre vers l’autre.

Une main.

Un geste.

Un pont fragile jeté au-dessus du silence.

Parce que la douleur peut immobiliser un corps,

mais elle n’éteint pas la capacité d’aimer,

de relier,

de tendre quelque chose de vrai.

Cette image, c’est ça :

une main qui cherche l’autre,

non pas pour sauver,

non pas pour retenir,

mais pour dire :

« Je suis encore là.

Même dans la fatigue.

Même dans la douleur.

Même dans le souffle court. »

Il y a des jours où l’on ne gagne rien.

Des jours où l’on ne produit rien.

Des jours où l’on ne fait que tenir.

Et pourtant, ce sont parfois les jours les plus humains.

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Michel Autef

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

Date de dernière mise à jour :