Michel

La femme

La femme


18 juin 2026 par Michel

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LA FEMME

La Femme Lumière et les Enfants du Passage
Dans cette pièce qui n’en est plus une,
où les murs se dissolvent dans la forêt,
où le plancher devient mousse,
où la lumière coule comme une rivière silencieuse,
elle apparaît.
La Femme Lumière.
Elle ne touche pas le sol.
Son corps est translucide,
comme si elle était faite de brume et de souvenir,
comme si elle appartenait à un monde
qui n’a pas besoin de gravité pour exister.
Autour d’elle, les enfants du monde entier se rassemblent.
Peaux, couleurs, regards,
tous différents,
tous unis par quelque chose d’invisible.
Ils ne parlent pas la même langue,
mais leurs âmes, elles, se reconnaissent.
La femme ouvre les mains.
Et dans ce geste simple,
des symboles se lèvent dans l’air :
spirales anciennes,
glyphes oubliés,
fragments d’étoiles,
mots qui n’ont jamais été écrits
mais que les enfants comprennent instinctivement.
La pièce respire.
La forêt écoute.
Les arbres penchent leurs branches
comme pour mieux entendre.
La lumière se plie autour d’elle,
comme si elle la reconnaissait,
comme si elle disait :
« Voilà la Gardienne. »
Elle ne parle pas.
Elle transmet.
Par la lumière.
Par la présence.
Par ce tremblement doux dans l’air
qui fait vibrer les symboles autour d’elle.
Les enfants avancent d’un pas.
Ils ne savent pas pourquoi,
mais ils sentent que quelque chose en eux
se réveille,
se rallume,
se souvient.
La femme flotte,
paisible,
comme un pont entre deux réalités.
Elle n’est ni vivante ni morte,
ni humaine ni divine.
Elle est le Passage.
Et dans ce moment suspendu,
la pièce devient un sanctuaire,
la forêt devient un temple,
et les enfants deviennent
les héritiers silencieux
d’un savoir trop ancien pour être dit.
Quand elle baisse les mains,
les symboles retombent doucement,
comme des feuilles de lumière.
Les enfants les ramassent,
un par un,
sans comprendre encore
qu’ils viennent de recevoir
la première clé de leur propre destin

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Michel Autef

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

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