Michel

La Fable Moderne du Coureur et de l’Horloge

Courir contre le temps ...

La Fable Moderne du Coureur et de l’Horloge


17 mars 2026 par Michel

Coureur

La Fable Moderne du Coureur et de l’Horloge

Dans une ville où tout le monde marchait trop vite,
vivait un homme nommé Adrien.
Il courait du matin au soir :
courir pour arriver,
courir pour réussir,
courir pour ne pas “perdre du temps”.

Il avait une montre connectée qui vibrait toutes les dix minutes,
comme un petit maître impatient.
Chaque vibration lui rappelait qu’il était “en retard” sur quelque chose.

Un jour, sa montre tomba en panne.
Plus de notifications.
Plus de rythme imposé.
Plus de minuteur.

Adrien sentit d’abord une panique étrange,
comme si le monde allait s’effondrer sans ce tic-tac numérique.

Puis il leva les yeux.

Il vit un rayon de soleil glisser sur un mur.
Il entendit un rire d’enfant au loin.
Il sentit l’air frais sur sa peau.
Des choses simples, banales, invisibles quand il courait.

Il s’assit sur un banc.
Juste s’asseoir.
Sans objectif.
Sans urgence.

Une vieille dame passa et lui dit :
— Vous avez l’air de quelqu’un qui attend quelque chose.
— Je ne sais pas, répondit-il. Peut-être que j’attends… rien.
— Alors vous êtes en avance, dit-elle en souriant.
Car ceux qui n’attendent rien sont déjà arrivés.

Adrien comprit alors que le temps n’était pas un adversaire.
C’était un compagnon.
Et qu’on ne vit pas mieux en le poursuivant,
mais en marchant à côté de lui.

 Moralité

Vivre, ce n’est pas courir contre l’horloge.
C’est ouvrir les yeux sur ce qui existe déjà.
Le moment présent n’est jamais en retard.
C’est nous qui arrivons trop tôt ou trop vite
.

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Michel Autef

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

Date de dernière mise à jour : 17/03/2026