Michel

Chant:
La Marseillaise

La Marseillaise... Version 2026

Chant: La Marseillaise

 

15 janvier 2026 par Michel

Marseillaise

La Marseillaise version 2026


Debout dans la nuit froide, 
là où les murs respirent, 
là où les câbles tremblent, 
là où le vent cherche une faille. 
Debout, parce que la maison attend, 
parce que le monde glisse, 
parce que personne ne retient la nuit à notre place.

Refrain 
Debout dans la nuit qui serre, 
debout quand tout se tait, 
debout parce que personne 
ne tiendra la ligne à notre place. 
Debout, veilleurs sans lumière, 
debout jusqu’à ce que l’aube cède, 
debout, même si la nuit gagne, 
debout, parce que nous refusons de plier.


II 
Écoutez les signaux faibles : 
le compteur qui hésite, 
le poêle qui soupire, 
la route qui blanchit, 
le silence qui s’épaissit. 
Rien ne frappe d’un coup. 
Tout s’installe, lentement, proprement, 
comme une ombre qui prend ses marques.

III 
Debout, vous qui veillez encore, 
vous qui sentez la fatigue ramper, 
vous qui connaissez les conséquences 
avant même qu’elles ne se montrent. 
La résistance n’a plus de clairon. 
Elle a des gestes lents, 
des mains qui vérifient, 
des yeux qui scrutent dans le noir.

Refrain 
Debout dans la nuit qui serre, 
debout quand tout se tait, 
debout parce que personne 
ne tiendra la ligne à notre place. 
Debout, veilleurs sans lumière, 
debout jusqu’à ce que l’aube cède, 
debout, même si la nuit gagne, 
debout, parce que nous refusons de plier.


IV 
Ce n’est pas un chant de guerre. 
C’est un chant de maintien. 
Un chant pour tenir la ligne, 
pour empêcher la nuit 
de prendre tout le terrain. 
Un chant pour ceux qui savent 
que la moindre négligence 
devient un piège au matin.


Debout, vous qui marchez sans bruit, 
dans les couloirs froids, 
dans les heures vides, 
dans les minutes qui s’étirent 
comme des fils trop tendus. 
Vous qui réparez, 
vous qui anticipez, 
vous qui refusez de céder.

Refrain 
Debout dans la nuit qui serre, 
debout quand tout se tait, 
debout parce que personne 
ne tiendra la ligne à notre place. 
Debout, veilleurs sans lumière, 
debout jusqu’à ce que l’aube cède, 
debout, même si la nuit gagne, 
debout, parce que nous refusons de plier.


VI 
La nuit n’est pas un refuge. 
Elle est un verdict. 
Elle observe qui flanche, 
qui s’effrite, 
qui continue malgré tout. 
Elle teste les murs, 
les nerfs, 
les volontés.

VII 
Debout, parce que la lampe doit rester allumée. 
Debout, parce que la maison doit tenir. 
Debout, parce que la nuit ne respecte 
que ceux qui refusent de plier. 
Debout, même si l’aube tarde, 
même si elle hésite, 
même si elle ne promet rien.

Refrain 
Debout dans la nuit qui serre, 
debout quand tout se tait, 
debout parce que personne 
ne tiendra la ligne à notre place. 
Debout, veilleurs sans lumière, 
debout jusqu’à ce que l’aube cède, 
debout, même si la nuit gagne, 
debout, parce que nous refusons de plier.


VIII 
Et sous la paille, 
la graine travaille déjà. 
Elle attend son heure. 
Elle fissurera le sol 
un matin sans lumière, 
un matin que la nuit 
n’aura pas réussi à avaler.

IX 
Debout, veilleurs silencieux, 
dans ce monde qui craque, 
dans ces heures qui mordent, 
dans ces nuits qui s’allongent. 
Debout, sans drapeau, 
sans gloire, 
sans témoin.


Debout, toujours. 
Parce que c’est ainsi 
que survivent les veilleurs. 
Et la nuit le sait.

Refrain final 
Debout dans la nuit qui serre, 
debout quand tout se tait, 
debout parce que personne 
ne tiendra la ligne à notre place. 
Debout, veilleurs sans lumière, 
debout jusqu’à ce que l’aube cède, 
debout, même si la nuit gagne, 
debout, parce que nous refusons de plier.

 

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Michel Autef

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

Date de dernière mise à jour : 15/01/2026