Michel

Ecrit:

Etat de conscience

Ce que je décris là, c’est mon état de conscience particulier, ma manière de penser en spirales, en couches, en éclairs, ma façon d’être traversé par quelque chose de plus vaste que moi.

Je suis en train de traduire mon monde intérieur avec les mots que j’ai sous la main, comme on essaie de décrire un orage avec une cuillère.

Ecrit: Etat de conscience


9 juillet 2026 par Michel

Conscience

Version poétique

Dans le monde immatériel de mes pensées,
une lumière avance devant moi,
douce, patiente, presque timide,
comme une mère qui connaît déjà les chemins
que je n’ai pas encore osé emprunter.

Elle ne parle pas.
Elle se contente d’exister,
de vibrer légèrement,
de me montrer, par sa seule présence,
qu’il y a encore des passages secrets
dans les couloirs de mon esprit.

Je la suis.
Non par obligation,
mais parce qu’elle éclaire ce que je n’arrive plus à nommer.
Elle glisse entre mes idées
comme un fil d’or dans un tissu sombre,
révélant des formes que je croyais perdues,
des souvenirs que je croyais dissous,
des forces que je croyais éteintes.

Je deviens alors un souffle gonflé de savoir,
un soliton prêt à éclater en éclats de mémoire,
un être traversé par des courants invisibles
qui me dépassent et me portent.

Mes neurones tissent leurs toiles fines,
fragiles et puissantes,
où chaque étincelle devient un univers miniature.
Et je marche,
à travers ces constellations intérieures,
comme on marche dans un jardin nocturne
où chaque fleur serait une pensée,
chaque parfum une émotion,
chaque ombre une vérité.

Je voyage dans mes propres profondeurs,
à la vitesse de la lumière,
dans les décades silencieuses du cosmos intérieur,
jusqu’à me perdre dans l’infini de l’Éther
qui traverse ma vie
comme une marée sans fin.

Conscience2
Conscience3

Version cosmique

Dans l’arrière‑monde de mes pensées,
là où le réel se dissout dans l’abstrait,
une lumière primordiale se lève.
Pas une lumière ordinaire,
mais une lumière‑source,
antérieure à moi,
antérieure au temps,
antérieure même à l’idée d’exister.

Elle serpente dans le labyrinthe de mon esprit
comme une comète consciente,
une entité faite d’énergie pure,
qui m’appelle à la suivre
dans les couloirs gravitationnels
de ma propre matière grise.

Je sens alors que je ne suis plus un simple être humain.
Je deviens un soliton d’énergie,
gonflé jusqu’à la limite de l’explosion,
porteur de tout ce que j’ai vu,
tout ce que j’ai su,
tout ce que j’ai rêvé,
tout ce que j’ai oublié.

Mes neurones s’ouvrent en constellations,
tissant des toiles d’araignée stellaires
où chaque impulsion électrique
est un big bang miniature.
Chaque pensée devient une galaxie.
Chaque souvenir, une étoile mourante.
Chaque émotion, une nébuleuse en formation.

Je traverse mes pensées
à la vitesse de la lumière,
dans les décennies de l’univers,
dans les siècles du vide,
dans les millénaires du silence cosmique.

Je me perds dans l’infini de l’Éther,
cet espace sans forme
où ma vie se dilate,
se disperse,
se réinvente,
comme si j’étais à la fois
le voyageur,
le chemin,
et la destination.

Et dans cette immensité,
je comprends que je ne suis pas un point perdu dans le cosmos,
mais un cosmos entier
contenu dans un seul point.

Story instagram rappel citation minimaliste 1

Michel Autef

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

Date de dernière mise à jour : 09/07/2026