Le bonheur, version longue et qui mord
Le bonheur, ce n’est pas quelque chose qui tombe du ciel.
Le bonheur, ça ne s’achète pas, ça ne se commande pas, ça ne se télécharge pas.
Le bonheur, ça commence à deux, tout doucement : des regards, des silences, des hésitations.
Puis vient l’approche. On n’ose pas.
Et un jour, l’un des deux franchit le pas, et tout commence : apprendre à se connaître, à se comprendre, à vivre ensemble.
Mais si ça s’arrête là, le bonheur disparaît.
Parce que le bonheur, ce n’est pas un décor.
Ce n’est pas un statut.
Ce n’est pas une photo sur un réseau social.
Le bonheur, il faut l’entretenir.
Tous les jours.
Avec des petites attentions, des mots doux, une main qu’on tient, un geste qui dit : « Je suis là ».
Pas seulement à la Saint-Valentin, pas seulement quand ça arrange, pas seulement quand on y pense.
Le bonheur, c’est du travail.
Oui, du travail.
Pas glamour, pas spectaculaire, pas instagrammable.
C’est accepter que l’autre ne soit pas parfait.
C’est accepter les jours gris, les fatigues, les agacements.
C’est faire un pas vers l’autre même quand on est crevé, même quand on a la tête ailleurs.
Et surtout :
le bonheur se vit à deux.
Pas chacun dans son coin, chacun dans ses activités, chacun dans sa bulle.
Pas deux vies parallèles qui se croisent juste pour manger ou dormir.
Ça, ce n’est pas un couple.
C’est une colocation avec un lit en commun.
Dire tout ça, c’est peut-être cru, mais il faut mettre les points sur les i :
le bonheur, ça se construit, ça se nourrit, ça se protège.
Sinon, ça meurt.
Et quand ça meurt, ça ne revient pas tout seul.