Michel

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Le bonheur, version longue et qui mord

 

Ecrit: Le bonheur, version longue et qui mord


19 mai 2026 par Michel

Bonheur

Le bonheur, version longue et qui mord

Le bonheur, ce n’est pas quelque chose qui tombe du ciel.

Le bonheur, ça ne s’achète pas, ça ne se commande pas, ça ne se télécharge pas.

Le bonheur, ça commence à deux, tout doucement : des regards, des silences, des hésitations.

Puis vient l’approche. On n’ose pas.

Et un jour, l’un des deux franchit le pas, et tout commence : apprendre à se connaître, à se comprendre, à vivre ensemble.

Mais si ça s’arrête là, le bonheur disparaît.

Parce que le bonheur, ce n’est pas un décor.

Ce n’est pas un statut.

Ce n’est pas une photo sur un réseau social.

Le bonheur, il faut l’entretenir.

Tous les jours.

Avec des petites attentions, des mots doux, une main qu’on tient, un geste qui dit : « Je suis là ».

Pas seulement à la Saint-Valentin, pas seulement quand ça arrange, pas seulement quand on y pense.

Le bonheur, c’est du travail.

Oui, du travail.

Pas glamour, pas spectaculaire, pas instagrammable.

C’est accepter que l’autre ne soit pas parfait.

C’est accepter les jours gris, les fatigues, les agacements.

C’est faire un pas vers l’autre même quand on est crevé, même quand on a la tête ailleurs.

Et surtout :

le bonheur se vit à deux.

Pas chacun dans son coin, chacun dans ses activités, chacun dans sa bulle.

Pas deux vies parallèles qui se croisent juste pour manger ou dormir.

Ça, ce n’est pas un couple.

C’est une colocation avec un lit en commun.

Dire tout ça, c’est peut-être cru, mais il faut mettre les points sur les i :

le bonheur, ça se construit, ça se nourrit, ça se protège.

Sinon, ça meurt.

Et quand ça meurt, ça ne revient pas tout seul.

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Michel Autef

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

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