Michel

Ecrit:

On ne se fatigue pas d’aimer

L’amour ne fatigue pas ...

Ecrit: On ne se fatigue pas d’aimer


2 avril 2026 par Michel

Aimer

On ne se fatigue pas d’aimer

On dit souvent que l’amour use.
C’est faux.
L’amour ne fatigue pas.
Il ne s’érode pas.
Il ne s’efface pas comme une peinture trop exposée au soleil.

Ce qui fatigue,
ce qui casse les reins,
ce qui creuse les nuits,
ce qui fait trembler les mains,
ce n’est pas d’aimer.
C’est tout ce qu’il faut porter autour.

Les démarches absurdes.
Les attentes interminables.
Les corps qui lâchent.
Les mots qu’on ne dit plus.
Les jours qui se ressemblent.
Les nuits qui ne reposent pas.
Les responsabilités qui ne laissent aucun répit.
Les tempêtes qu’on traverse seul, même à deux.

Aimer, ça reste.
C’est la seule chose qui ne s’effondre pas.
C’est la seule lumière qui ne clignote pas.
C’est la seule force qui ne demande rien en retour.

Ce qui épuise,
ce qui ronge,
ce qui finit par faire vaciller,
c’est la souffrance qui s’accumule autour de l’amour,
comme une rouille lente,
comme un poids qu’on ne peut plus poser nulle part.

On ne se fatigue pas d’aimer quelqu’un.
On se fatigue de souffrir pour continuer à l’aimer dignement.

Et pourtant,
malgré tout,
malgré la mer,
malgré les rugissants,
malgré les jours qui mordent,
il reste cette petite flamme têtue,
celle qui refuse de s’éteindre.

C’est elle qui te tient debout.
C’est elle qui te ramène chaque matin.
C’est elle qui fait que tu continues,
même quand tout en toi voudrait s’asseoir un instant.

Ce n’est pas l’amour qui te fatigue, Michel.
C’est tout ce que tu dois traverser pour le protéger.

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Michel Autef

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

Date de dernière mise à jour : 02/04/2026