Michel

Chanson :

“Le Déserteur, 2026”

 

Chanson: “Le Déserteur, 2026”

25 juin 2026 par Michel

(mise en musique par l'IA)

“Le Déserteur, 2026”

En 1954, Boris Vian écrivait Le Déserteur. Une lettre simple, humaine, adressée au Président, pour dire non à la guerre, non à la mort, non à l’obéissance aveugle. C’était un cri d’homme libre, un refus calme, un geste de conscience.

Soixante‑dix ans plus tard, le monde n’a pas changé — il s’est seulement numérisé. Les bombes sont devenues des drones, les champs de bataille des écrans, et les ordres de mission s’envoient par algorithmes. Mais le fond reste le même : on tue encore, on obéit encore, et on oublie encore de penser seul.

Alors j’ai repris Le Déserteur, non pour le copier, mais pour le prolonger. Pour dire la même chose, autrement. Pour parler à un autre Président, dans un autre monde, où la guerre se cache derrière les serveurs, et où la peur s’écrit en code.

Mon texte n’est pas une reprise, c’est une résonance. Un écho de ce que Vian disait déjà : qu’un homme a le droit de dire non, qu’un cœur peut refuser la mécanique, et qu’il existe encore une lumière pour ceux qui veulent rester humains.

Partie 1

Monsieur le Président,
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps.
Je viens de recevoir
Mes ordres de mission,
Pour partir au combat
Dans les zones de fusion,
Dans le cyber-espace
Ou sur les fronts glacés
De la troisième guerre
Qui a enfin commencé.

Refrain

Moi je déserte, doucement,
Vos guerres sans horizon.
Je déserte, simplement,
Vos mondes de métal et de béton.

Partie 2

Monsieur le Président,
Je ne veux pas la faire,
Je ne suis pas sur Terre
Pour tuer des consciences.
Pour détruire des serveurs
Ou effacer des vies,
Dans ce grand jeu d’erreurs
Où tout est asservi.
Que les drones s’arrêtent,
Que les codes se brisent,
Je déserte la marche
De cette guerre grise.

Refrain

Moi je déserte, lentement,
Vos guerres sans horizon.
Je déserte, pleinement,
Vos mondes de métal et de béton.

Partie 3

Depuis que j’ai dix ans,
J’ai vu mourir les âmes,
Sous les flux de données
Et les pluies de napalm.
Mes amis sont des spectres
Branchés sur des écrans,
Qui rêvent de conquête
En oubliant le temps.
Je m’en vais sur la route,
Loin des néons glacés,
Rejoindre le silence
Que vous avez chassé.

Refrain

Moi je déserte, lentement,
Vos guerres sans horizon.
Je déserte, pleinement,
Vos mondes de métal et de béton.

Partie 4

Si vous me poursuivez,
Prévenez vos machines
Qu’elles n’auront pas ma peur,
Ni mon sang, ni ma mine.
Je n’ai plus d’allégeance
Aux empires de métal,
Je choisis la présence
Dans ce monde digital.
Et si vous me trouvez
Dans mon refuge sauvage,
Dites à vos robots
Que je tourne la page.

Monsieur le Président,
Si vous me faites la guerre,
Sachez que dans mon cœur
Il n’y a plus de colère.
Juste un peu de lumière
Gardée pour le matin
Où l’homme sera libre
De son propre destin.
Alors gardez vos armes,
Vos lasers et vos cris,
Je déserte le futur
Pour retrouver la vie.

Partie 5

Dans vos guerres actuelles,
Ce ne sont plus les hommes
Qui décident de la haine,
Mais les drones qui consomment.
Des machines sans visage
Qui frappent sans mémoire,
Et des réseaux qui gèlent
Le droit même de croire.

Vous appelez ça progrès,
Moi j’y vois la défaite,
Quand l’IA prend la place
Du doute et de la tête.
Quand penser devient faute,
Quand réfléchir fait peur,
Alors ce n’est plus la guerre,
C’est la fin des rêveurs.

Dernier refrain

Moi je déserte, lentement,
Vos guerres sans horizon.
Je déserte, maintenant,

Story instagram rappel citation minimaliste 1

Michel Autef

Fondateur du blog littéraire Prothéus le poète

Je m’appelle Michel. Je marche parmi les mots comme on traverse une forêt au petit matin : en silence, en cherchant la lumière qui filtre entre les branches. J’écris des contes, des récits et des fragments pour garder vivants les instants fragiles, les visages aimés, les éclats de douceur qui résistent au bruit du monde. Mes textes avancent doucement, sans prétention, comme des lanternes posées sur le chemin. S’ils trouvent un cœur où se déposer, alors leur voyage est accompli.

Date de dernière mise à jour : 25/06/2026