Hymne à la joie — Hymne aux Aidants
Peuples de la terre,
vous qui avancez avec vos blessures,
vos fatigues, vos colères, vos espoirs encore tièdes,
écoutez monter en vous une musique ancienne
qui n’a jamais cessé de battre.
Que la joie vous rejoigne,
non pas la joie forcée, brillante, artificielle,
mais la joie simple, celle qui tient dans une main,
dans un regard,
dans un geste offert sans bruit.
Que la lumière se glisse
dans les interstices de vos journées trop lourdes,
qu’elle se pose sur vos épaules comme un manteau léger,
qu’elle vous rappelle que vous êtes vivants,
même quand le monde vous semble trop vaste.
Plus de haine sur la terre,
plus de murs entre les hommes,
plus de frontières dans les cœurs.
Que renaisse la tendresse,
celle qui ne demande rien,
celle qui relève,
celle qui répare.
Tous les hommes sont des frères,
non pas par obligation,
mais parce que nous portons tous
la même soif de paix,
la même peur de tomber,
la même envie d’être aimés.
Peuples des villes immenses,
peuples des villages oubliés,
vous qui marchez dans la poussière ou dans le bruit,
sentez-vous cette force qui circule entre vous,
comme un fil invisible,
comme une respiration partagée.
Luttez pour la justice,
non pas avec des cris,
mais avec des actes,
avec des mains ouvertes,
avec des regards qui ne fuient pas la douleur des autres.
Que l’hymne de la joie
ne soit pas un chant naïf,
mais un chant courageux,
un chant qui dit :
« Malgré tout, nous avançons.
Malgré tout, nous espérons.
Malgré tout, nous croyons encore à la beauté. »
Si l’esprit vous illumine,
parlez-nous à votre tour.
Dites-nous que la paix n’est pas un rêve lointain,
mais une construction patiente,
faite de gestes minuscules,
de pardons imparfaits,
de recommencements.
Dites-nous que la nature guérira,
si nous apprenons à la regarder autrement,
à la toucher avec respect,
à la laisser respirer.
Dites-nous que la cité future
ne sera pas bâtie sur la peur,
mais sur la solidarité,
sur la dignité,
sur la joie partagée.
Et que dans cette cité,
personne ne sera laissé seul,
ni les enfants,
ni les vieillards,
ni les aidants qui s’effondrent en silence,
ni ceux qui portent des fardeaux invisibles.
Que la joie soit un refuge,
un phare,
une promesse.
Qu’elle soit ce qui nous relie,
ce qui nous relève,
ce qui nous rappelle que nous sommes humains.