Aujourd’hui, j’ai reçu un message qui m’a frappé.
Un message qui disait : « C’est mon choix d’être aidant. Ma décision. »
Et j’ai envie de partager ici la réponse que j’ai donnée, parce qu’elle concerne beaucoup d’entre nous.
Je vous entends.
Mais il faut dire les choses clairement :
dans la vraie vie, on ne “choisit” pas d’être aidant.
On se retrouve avec la patate chaude dans les mains parce que personne d’autre ne veut la prendre.
Ce n’est pas une question de courage.
Ce n’est pas une question de mérite.
C’est une question de cœur.
Et dans beaucoup de familles, c’est toujours celui qui a le plus grand cœur qui finit par tout porter.
Les autres regardent, commentent, félicitent… mais ne prennent rien.
Tout le monde voit, mais personne ne bouge.
On admire l’aidant comme on admire un pompier en train d’éteindre un incendie…
tant qu’on n’a pas à tenir la lance.
Et quand personne ne prend la relève, quand personne ne propose une heure, une journée, un souffle…
alors oui, on finit par dire “c’est mon choix” pour tenir debout.
Parce que l’alternative, c’est quoi ?
Laisser la personne qu’on aime être placée d’office.
Et ça, personne ne peut le supporter.
Alors non, ce n’est pas un choix.
C’est une responsabilité qu’on assume parce que les autres se sont retirés.
Parce qu’on ne laisse pas tomber un être humain.
Parce qu’on ne laisse pas tomber quelqu’un qu’on aime.
On s’accroche aux sourires, aux moments de répit, aux petites lumières.
Et on a raison.
Mais il ne faut pas porter seul la culpabilité d’un système et d’un entourage qui se défaussent.
On tient parce qu’on aime.
Pas parce qu’on a choisi cette place.
Et ça, il faut le dire.
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