Michel

Bonjour à tous, me revoilà !

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Douleur sans fin

Bonjour à tous, me revoilà !

Je ne sais pas si je suis à moitié mort, à moitié vivant, ou les deux à la fois. Une fois de plus, il a fallu qu'il y ait une merde dans l'opération. C'est récurrent, et je vais être mis sur la liste des chats noirs à l'hôpital.

Je ne peux pas marcher, donc c'est péniblement fauteuil-lit. Cela fait 2 jours que je souffre énormément, les anti-douleurs n'ont aucun effet sur moi. Donc je n'ai trouvé qu'une solution : faire admettre à mon cerveau d'augmenter le seuil de douleur que l'on peut supporter... Cela fonctionne plus ou moins.

Bonne journée à tous

Olympe d'Émeraude et d'Écume Je suis là, assis au bord de ton royaume, les pieds ancrés dans ce sable mouvant qui garde l’empreinte éphémère de mon passage. Face à toi. Mes yeux se perdent dans cette étendue infinie, ce corps gigantesque qui respire, s’étire, monte et se retire au rythme invisible mais immuable des marées. Tu es là, vivante, vibrant au gré des attractions de la Lune, dans un balancement éternel qui rythme le temps du monde bien mieux que le tic-tac mécanique des hommes. Certains jours, tu es la douceur incarnée. Tu te fais caline, enveloppante, semblable à une femme aimante qui pose une main apaisante sur le front d’un enfant fatigué. Tes vagues minuscules viennent alors caresser le rivage dans un murmure régulier, un clapotis discret comme un chuchotement d’amour. La lumière du soleil se reflète sur tes ondulations, dessinant des milliers d’écailles d’or et d’argent à ta surface. En ces heures de paix, tu inspires la quiétude, tu effaces nos peines, tu absorbes nos détresses et tu nous offres la promesse d’un monde serein. On aimerait se blottir dans ton creux, s’abandonner à ton bercement infini, s’endormir bercé par le chant suave de tes eaux claires. Mais la douceur n’est qu’un de tes visages. Car soudain, lorsque le ciel se charge de nuages sombres et que le vent se lève, tu te métamorphoses. La femme aimante cède sa place à une créature indomptable, déchaînée et destructive. Tes vagues apaisées deviennent des montagnes d’eau sombre qui s’élèvent vers le ciel avant de s'effondrer dans un fracas assourdissant. Tu rugis, tu frappes les falaises, tu déchires les digues et tu rappelles à l’humanité tout entière la petitesse de son existence. Dans cette colère monumentale, tu deviens terrifiante, implacable, maîtresse absolue des éléments. Tu montres ta force brute, cette puissance primordiale que rien ne peut apprivoiser ni soumettre. Et pourtant, même dans ta fureur, tu restes sublime. Une beauté sauvage, brute, fascinante, qui commande le respect et suscite un effroi sacré. Tu es la mer nourricière. La grand-mère de toute vie sur cette Terre. Dans tes profondeurs mystérieuses, tu abrites des milliards d’existences, des micro-organismes invisibles jusqu’aux plus majestueuses des baleines. Depuis la nuit des temps, tu nourris des millions d'êtres humains. Tu offres tes trésors avec une générosité sans pareille, faisant vivre des peuples entiers, bordant les continents de tes dons inépuisables. Tes eaux sont le berceau originel, le premier cœur à avoir battu sur cette planète. Sans toi, la vie ne serait qu’une illusion, un désert aride sans souffle ni couleur. Et pourtant, regarde ce que nous faisons. Regarde comment nous te traitons. Nous te polluons sans vergogne. Nous déversons dans ton sang nos venins modernes, nos plastiques indestructibles, nos toxines invisibles. Nous souillons ta pureté originelle, nous empoisonnons tes créatures, nous détruisons tes récifs qui ont mis des millénaires à fleurir. Nous te faisons souffrir avec une ingratitude monstrueuse, oubliant que chaque blessure que nous t’infligeons est une blessure que nous portons à notre propre avenir. Tes eaux, autrefois d’un bleu profond, majestueux et limpide — ce bleu si pur qu’il semble être le reflet direct de l'univers —, nous les voyons s'assombrir. Ce bleu d'azur et d'émeraude, si vaste qu'il embrasse l'infini, devient parfois noir. Noir comme un trou noir, un gouffre d'oubli, une ombre étouffante qui engloutit la lumière et la vie. Voir tes profondeurs se ternir sous le poids de nos aveuglements est une souffrance intolérable pour quiconque sait encore regarder le monde avec le cœur. Pourtant, malgré nos offenses, malgré nos blessures, tu continues de vous battre. Ma mer, tu survis. Tu résistes. Tu es cette force obstinée qui refuse de s'éteindre. Et je suis là, face à toi, à te supplier de continuer à vivre, de continuer à respirer. J'ai besoin de toi. L'humanité entière a besoin de toi, même si elle l'oublie trop souvent dans sa course folle. Tu es mon sang, car la même eau salée coule dans mes veines. Tu es ma vie, car c'est ton souffle qui régule l'air que j'aspire à chaque seconde. Tu es ma lumière, car lorsque le monde devient trop lourd, trop étriqué, trop sombre, il me suffit de poser mes yeux sur ton horizon infini pour retrouver l'espoir, la paix et le sens des choses. Ne t'éteins jamais. Reste cette force, cette beauté, ce mystère éternel. Je te contemple aujourd'hui, et dans le bruit régulier de tes vagues, j'entends la plus belle des leçons d'humilité et d'amour.

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