Cap au Nord — chronique d’un vacancier en fuite
Dans le Sud, le soleil tape comme un marteau sur une poêle. Les piscines sont vides, les forêts interdites, et les vacanciers cuisent à feu doux dans leurs mobil homes. On entend des phrases comme : « Chéri, j’ai fondu ! » ou « Le rosé s’évapore tout seul ! » Bref, la Provence devient un four à ciel ouvert.
Pendant ce temps, en Normandie, le vent souffle, la pluie hésite, et les gens rient en regardant les prévisions : « Ah, 22 °C et du crachin ? Parfait, on respire ! »
Les touristes débarquent, pâles mais heureux, ils découvrent qu’ici, on bronze de l’intérieur, qu’on boit le cidre pour se réchauffer, et qu’on dit « il fait beau » quand on voit le ciel gris clair.
La Bretagne et la Normandie deviennent les nouveaux tropiques du bon sens : on y dort, on y marche, on y rit, et on ne fond pas comme une bougie dans une église.
Alors oui, le Sud a le soleil, mais le Nord a la vie. Et quand les vacanciers remontent la carte, ils ne fuient pas la chaleur : ils cherchent l’air, le vrai, celui qui décoiffe et fait rire.
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