La tempête et l’aigle
Il y a des jours où je suis la tempête. Un visage dans les nuages, traversé d’éclairs, un cri muet qui déchire le ciel. Je ne parle pas, je gronde. Je ne pleure pas, je fais tomber la pluie. Je ne fuis pas, je fais face.
Et puis, il y a l’aigle. Celui qui surgit des vagues, celui qui hurle contre le vent, celui qui refuse de se noyer. Il a le regard dur, la gorge ouverte, et dans son cri, il y a toute la rage de vivre.
Entre les deux, il y a moi. Un homme pris entre le ciel et la mer, entre la foudre et le souffle, entre la peur et la fidélité. Je ne suis ni ange ni bête, je suis juste un être qui tient, dans la lumière et dans le noir.
La tempête, c’est ma mémoire. L’aigle, c’est ma promesse. Et l’océan, c’est tout ce que j’ai traversé.
Je ne cherche plus à calmer le vent. Je marche dedans. Je le regarde droit dans les yeux. Parce que c’est là, au cœur du chaos, que je me sens encore vivant.
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