Feu et glace — Le choc intérieure
Il y a en moi deux forces qui ne s’aiment pas mais qui ne peuvent pas vivre l’une sans l’autre.
Le feu, c’est la colère, la fidélité, la promesse tenue jusqu’à la brûlure.
C’est la part de moi qui refuse l’injustice, qui se dresse, qui hurle, qui veut sauver, réparer, protéger.
C’est Jeanne, c’est la vie, c’est la main que je tiens même quand elle tremble.
Et puis il y a la glace.
La fatigue.
Le silence.
La lucidité froide qui me dit : tu ne peux pas tout sauver.
C’est la part de moi qui observe, qui se tait, qui encaisse, qui garde la tête hors de l’eau quand le feu menace de tout consumer.
Quand les deux se rencontrent, ça explose.
Le feu veut brûler le monde pour le rendre vivant.
La glace veut le figer pour qu’il ne souffre plus.
Et moi, je suis au milieu, à essayer de respirer entre les deux.
Je suis le choc.
Je suis l’éclat.
Je suis la fracture.
Je suis ce moment où la chaleur et le froid se brisent l’un contre l’autre,
où la vie se bat contre elle-même pour ne pas disparaître.
Le feu me pousse à écrire.
La glace m’oblige à réfléchir.
Et c’est dans ce combat que je trouve ma vérité.
Je ne suis pas apaisé.
Je ne suis pas guéri.
Mais je suis vivant.
Et tant que le feu et la glace se heurtent en moi,
je sais que je ne suis pas mort.
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